Se connecter
2026-08-12

Les QR EPC et IBAN sont désormais la norme

À partir d’aujourd’hui, vous pouvez présenter un QR EPC en premier lors de l’encaissement. Les liens de paiement que vous avez ajoutés vous-même se trouvent toujours juste derrière, dans le même menu déroulant que d’habitude. Vous n’avez donc rien à changer à votre façon de travailler, mais vous disposez d’une option de plus. Et quelle option !

Qu’est-ce qu’un QR EPC ?

Un QR EPC n’est pas un lien de paiement. Aucun intermédiaire n’intervient : le code contient simplement votre nom, votre IBAN, le montant et une description. Votre client le scanne avec son application bancaire, voit le virement déjà rempli et n’a plus qu’à le confirmer. L’argent passe directement de son compte au vôtre. Pas de prestataire de paiement, pas de compte intermédiaire, pas de pourcentage, aucune donnée qui transite ailleurs. C’est une norme européenne, elle fonctionne donc en principe dans toute la zone euro.

Ce que je préfère, c’est tout ce qui n’est plus nécessaire. Un QR EPC n’expire pas, ne connaît ni montant maximum ni nombre d’utilisations maximum. Vous n’aurez donc plus jamais à créer un nouveau lien de paiement en milieu de journée parce que l’ancien est épuisé. Vous saisissez une seule fois votre IBAN dans « Paramètres », sous « Profil d’entreprise », et le code est ensuite toujours là, pour n’importe quel montant. Comme il s’agit d’un virement SEPA ordinaire, le montant est souvent sur votre compte en quelques secondes et votre propre banque peut vous envoyer une notification push dès son arrivée.

La prise en charge du QR EPC

Usecue POS vient des Pays-Bas, alors commençons tout près — et soyons honnêtes, car cela fait partie du tableau : toutes les applications bancaires néerlandaises ne savent pas lire ce code. ING, bunq, Knab, ASN et SNS le peuvent. Rabobank, ABN AMRO et Triodos (ensemble une part considérable du marché) ne prennent pas encore la norme en charge. C’est dommage et, à mon sens, incompréhensible, car c’est la même norme qui est parfaitement banale depuis des années en Allemagne, en Autriche et en Belgique.

Pour bien mesurer cette différence, voici les pays où le QR EPC s’est vraiment imposé. Les pourcentages de couverture sont des estimations, fondées sur la part de marché cumulée des banques qui prennent la norme en charge :

  • Allemagne : 80% — l’adoption la plus forte, développée par les Sparkassen et les Volksbanken, avec la participation de Commerzbank et Deutsche Bank.
  • Belgique : 80% — aussi bien que l’Allemagne : pratiquement toutes les grandes banques de détail le proposent, dont KBC, Belfius, BNP Paribas Fortis et ING Belgique.
  • Autriche : 70% — c’est là que tout a commencé, sous le nom de GiroCode, et il est désormais intégré à de nombreuses applications bancaires.
  • Finlande : 70% — forte adoption, avec beaucoup de banque mobile et des codes QR devenus tout à fait normaux.
  • Pays-Bas : 40% — le retardataire. ING, bunq, Knab, ASN, SNS et RegioBank le prennent en charge ; Rabobank et ABN AMRO, ensemble quelque 60% du marché, non. C’est pourquoi nous avons besoin des liens de paiement « manuels » comme solution de secours.

Et comme ces 40% constituent justement le problème néerlandais, vous n’êtes pas obligé de placer le QR EPC en premier. Vous pouvez lui attribuer un numéro de priorité plus élevé, exactement comme pour les autres liens de paiement. Votre propre lien de paiement apparaît alors en premier et le QR EPC se trouve derrière, dans le menu déroulant. Pour un commerce néerlandais comptant beaucoup de clients Rabobank et ABN AMRO, c’est probablement le réglage le plus pratique ; en Allemagne ou en Belgique, je l’afficherais au contraire en premier.

Un QR IBAN comme solution de secours

Et peut-être n’avez-vous même pas besoin de liens de paiement qui expirent… car tout en bas de ce même menu déroulant figure désormais une option supplémentaire : « IBAN ». Elle affiche un code QR contenant uniquement votre numéro de compte, avec votre IBAN clairement lisible en dessous. Si l’application bancaire de votre client ne peut pas lire le QR EPC, il scanne le code QR IBAN, choisit copier et colle le numéro de compte dans sa propre application bancaire… ou il le recopie s’il est moins à l’aise. Cela fonctionne avec toutes les banques, dans tous les pays, sans le moindre intermédiaire. Et pour un achat répété ? Il lui suffit d’utiliser son carnet d’adresses et de retaper le montant.

Le seul client que vous ne servez pas ainsi est celui qui n’a pas de téléphone, et pour lui Tap to pay via Stripe reste une bonne solution de secours. Vous ne manquez donc aucun client.

Des opportunités pour Usecue POS

La large prise en charge du QR EPC dans les pays voisins des Pays-Bas offre de belles opportunités à Usecue POS. Combiné aux notifications push de votre banque et à un compte Stripe pour les paiements par carte, Usecue POS est le meilleur système qui soit pour les petits entrepreneurs dans des pays comme l’Allemagne et le Benelux. Vous avez déjà le matériel (votre téléphone) et vos transactions sont sans commission. Stripe n’a pas de frais d’achat et ne facture de commission que pour les quelques paiements qui ne sont pas des paiements SEPA.

Les paiements SEPA sont accessibles à tous au sein de l’UE. Et lorsque les paiements SEPA sont en plus rendus très simples grâce à un code QR EPC, c’est un gros avantage par rapport aux autres méthodes et aux prestataires de paiement qui facturent une commission. Alors : Allemagne, Belgique et Luxembourg, accrochez-vous. Nous arrivons, tout droit des Pays-Bas !

Essayez vous-même

Curieux ? Essayez vous-même et découvrez quels codes QR conviennent le mieux à votre entreprise.